La colère

« Il ne peut exister le bonheur et la paix là où la colère est présente. »

En psychologie, la colère est considérée comme une émotion négative, elle se rattache à un conflit, une déception, une blessure morale ou physique. Elle se présente sous plusieurs formes dont les réactions sont vives et entraînent des symptômes physiques et psychologiques. Ces symptômes peuvent aller du simple agacement, à l’irritation, voire jusqu’à la haine.

Très souvent la cause profonde de la colère n’est pas vraiment reconnue, et est rarement en rapport avec ce que nous croyons, ou ce que nous voyons. Néanmoins, la colère nous relie souvent  à une personne ou une situation, un évènement, parce que cela semble évident. Toutefois, ce n’est pas forcément dans cette rationalité qu’il faudrait rester, car beaucoup d’autres éléments nous échappent. La croyance que certaines colères sont justifiées provoque des attaques qui le sont tout autant. Le degré négatif que contient ce sentiment est un puissant poison pour la santé du corps. Derrière la colère, se trouve toujours de la peur.

Toute forme de médias, de film, de spectacle, représentant la colère est à bannir de devant nos yeux. Nous savons que la colère ne fait que s’entretenir elle-même, tout message haineux est porteur d’une énergie non spirituelle, nous devons donc en être conscients lorsque nous nous laissons envahir par cet état.  Nous avons alors un devoir par la loi de responsabilité d’y remédier à condition de décider de choisir la paix en notre esprit.

Je me souviens très bien d’une période de ma vie où j’étais très en colère contre une personne de mon entourage proche. Au cours d’une méditation, je compris que, pour être en paix avec moi-même, je devais projeter cette paix sur l’autre, m’extraire de la situation et surtout ne pas utiliser le même mode d’expression.

Réfléchir aux causes

Si le fait d’éprouver de la colère est complètement justifiable, sachez que la réaction se fera sous l’impulsion de l’émoi, de façon pressante, sans se préoccuper des effets karmiques vis-à-vis de soi ou d’autrui. Chaque fois que vous êtes sur la défensive face à quelqu’un ou quelque chose, c’est que vous vous sentez attaquer. Sachez que votre décision de réagir vous appartient, mais qu’elle peut aussi se défaire. Pour dissoudre la colère, il est important de découvrir ce qui l’a a provoqué, c’est-à-dire, sa source en réfléchissant quelque peu àson histoire de vie et à ses causes et éviter des conséquences qui peuvent être irrémédiables.

En astrologie, l’énergie de la planète Mars, indique notre potentiel d’agressivité. Si cette planète, qui représente la volonté, forme un aspect dissonant avec une autre planète, il en résultera de la violence, de l’attaque injustifiée, ou encore une répression telle d’énergie qu’elle pourrait en devenir problématique à la santé. L’esprit s’obscurcit et l’émotion qu’elle soulève emprisonne l’être ; les griefs reprochés ne sont pas pardonnables.

La colère, une mauvaise conseillère !

Mise en pratique – Travail sur soi

Faites une liste des sources de contrariété (travail, transports, famille, amis, etc.) classez ensuite ceux que vous considérez plus au moins confortables.

Ensuite évaluez de votre liste celles qui sont en tête et réfléchissez de quelle façon vous pourriez les réduire significativement. Cela permet de réfléchir sur soi-même, de comprendre l’autre et d’élaborer un nouveau dialogue, une nouvelle relation favorable à chacun.

S’il est possible que vous soyez encore envahi par des sentiments violents, accueillez-les courageusement et avec amour, ils sont bien réels et font partie de vous-même.

Pour celui qui s’avance sur un chemin spirituel, il pourrait s’avérer utile, d’aborder calmement certains sujets pour donner son point de vue sans faire de reproches et de revendications.

En cultivant la polarité opposée à la colère ‘’Le calme’’ et en utilisant  l’affirmation ci-dessous, des clés vous sont offertes :

« Je ne suis jamais contrarié pour la raison à laquelle je pense. »

Un cours en Miracles

Le lâcher prise

La pratique du lâcher-prise s’avère une aide précieuse dans toutes les circonstances de la vie. Très souvent, le lâcher-prise est confondu avec laisser-faire ou laisser-aller. En fait, lâcher-prise ne signifie pas « ne rien faire », mais d’accepter de vivre ce qui est, pour accueillir l’idée qu’il n’y a pas de hasard.

Si, après avoir tout tenté, nous nous sentons encore inquiets, plein de doutes, si l’on bavarde en soi-même, c’est que nous n’avons pas suffisamment mis dans notre esprit ce que nous désirons atteindre.

Par ailleurs, il s’agira de déceler tout ce que l’on nous a forcés à croire, tous les modèles inculqués lors de notre enfance, tels que : « montre-toi toujours plus fort, soit un battant, ne cède jamais quoi qu’il arrive »… Tout conditionnement amène à refléter une image qui n’est pas forcément la nôtre. Une des clés de la réalisation du bonheur passe inévitablement par un lâcher-prise et lorsque celui est difficile à mettre en pratique, c’est que l’ego est dans la résistance. En devenant témoin de ce refus, vous saurez qu’il ne sert pas votre bien-être et qu’il est nécessaire d’examiner les attitudes qui ne vous permettent pas de vous sentir ni serein ni totalement vous-même. En effet, tout ce qui vous maintient lié à une histoire actuelle ou passée qui suscite encore de la colère, du rejet ou des insécurités est toujours une opposition de l’ego. La non-résistance n’est pas nécessairement synonyme d’inaction, elle ne veut pas dire se résigner ou laisser couler, mais accepter positivement tout en restant dynamique et ouvert au monde. Ainsi, les moments de l’existence sont vécus comme des opportunités susceptibles de nous aider à grandir en conscience.

À présent sur la voie, il vous est demandé de cesser de lutter, d’arrêter de vous défendre ou d’essayer de convaincre et lorsque vous avez fait tout votre possible, le reste ne dépend plus  de vous. Par l’acte conscient et extrêmement positif de la non-résistance, vous retrouvez confiance et foi en la vie, l’ego se libère de ses faux masques et devient simplement vrai, authentique et souple.

En vous adaptant à la situation, vous laissez place immédiatement à votre être invulnérable et êtes libre pour devenir vous-même, tel que vous l’êtes en votre âme. C’est ce à quoi a fait référence le Christ lors de son sermon sur la montagne.

« Heureux les doux, car ils hériteront de la terre »*

 

Extrait du livre “Il était une fois le chemin” Un guide précieux sur la voie